Cette manifestation était organisée en deux tables rondes animées par le journaliste Christophe VANACKERE, l’une portant sur les besoins « Solvabilité - besoins », l’autre sur les moyens nécessaires « Accueil - accompagnement » sur les différentes prises en charge.
Jean-Michel REYNAUD Président de la section des finances du CES a accueilli les participants.
Jean-Philippe VIRIOT-DURANDAL livra quelques réflexions sur la situation rappelant que notre Pays compte 5 millions de personnes plus de 75 ans. 650 000 étant dépendantes (15%) cela méritant la mise en œuvre d’une politique liée au vieillissement.
Il souligna deux dates : 1946 - 2006, à partir de cette année les sexagénaires vont être les acteurs du premier baby-boom, ces papys boumeurs ayant été les témoins de deux révolutions :
- Le phénomène de l’augmentation de la longévité de la vie qui a commencé au 20ème siècle, se traduisant par une espérance de la longévité de la vie au delà de soixante quinze ans et qui augmentera dans des proportions jamais connues.
- En 1945 à la libération dans le cadre de la sécurité sociale la couverture de trois risques avait été mise en place : Santé-Famille-Retraite. Aujourd’hui la solidarité intergénérationnelle à propos de la prise en charge de la retraite plus longtemps et la dépendance liée au vieillissement se pose.
Les plus de 60 ans représentaient 20,5 % en 2000, ils représenteront 26,8 % de la population en 2020
Les plus de 80 ans représentaient 3,7 % en 2000, ils représenteront 5,7 % de la population en 2020
C’est dans ce contexte que ce sociologue, a abordé la notion de l’allongement de la durée d’activité des salariés, celle-ci devant se poser à minima à l’échelle des 25 pays de l’Union Européenne.
Au niveau européen le nombre des personnes âgées de 65 à 79 ans augmentera entre 2010 et 2030 de 44%, d’où, pour lui se pose la question de savoir comment utiliser ce temps de la retraite et comment encourager la cohabitation entre les générations et la politique de prévention du vieillissement eu égard au nombre de personnes qui vont vivre au delà de 80 ans.
Il évoqua le fait que pour « éviter la guerre des » âges il ne fallait pas considérer les coûts liés aux conséquences du vieillissement et des handicaps, comme des dépenses passives, en comparaison avec les autres dépenses qui, elles, seraient actives et stratégiques.
Pour lui cela pose bien la question de la solidarité à l ‘échelon d’une nation et donc celui du débat fiscal, avec la manière dont les générations s’inscrivent dans le système de solidarité. Lors d’une enquête 71% des jeunes considéraient que c’est important d’épargner à titre individuel. Seulement 37% des jeunes seraient favorables au système basé sur les prélèvements collectifs...
Il rappela qu’un citoyen mal informé est un sujet.